
Albiziart est né du désir de partager ce qui me rend vivante, l’expression de soi à travers :
*L’illustration
*La danse libre
*Favoriser le mouvement créatif spontané
« En Chine, l’albizia ou arbre à soie est symbole de joie et d’allégresse. »
QUI SUIS-JE ?

Je suis Sophie Karadjoff. Je pourrai dire que je suis née un jour où la neige recouvrait les crocus, que je trouve beaucoup beaucoup (mais vraiment beaucoup) de trèfles à quatre feuilles sans les chercher. Je pourrai dire que je balance les cailloux assez loin, ou que mon activité favorite était de me retrouver perchée quelque part. Je pourrai raconter que ma couleur est le vert, que j’adore les pivoines et que la lumière mauve orange d’un soir d’orage m’émeut énormément.
Je suis interprète dans différentes compagnies de danse (Cie Jérôme et Valérie Merle (2015 à 2019), Cie Du Dedans, Cie Ambrelune), enseignante en éducation physique et sportive auprès d’enfants et d’adolescents, je développe un goût prononcé pour l’improvisation sous différentes formes pourvu que le corps soit présent (Danse singulière, Mouvement authentique, Danse en nature).
Forte de mon expérience personnelle dans les performances artistiques dansées et dans la cocréation chorégraphique, j’utilise des outils d’écriture scénique spontanée pour apporter une lecture poétique à mes propositions. Je me forme auprès de l’association « Asphodèle, les ateliers du pré » dans le but de favoriser les pratiques non directives à médiations artistiques thérapeutiques pour tous.
Je pourrai dire que je suis aussi professeur d’EPS depuis 2011, titulaire de la Certification complémentaire Art Danse, d’un BPJEPS, du BAFA.
J’ai plutôt envie de partager un texte écrit le 9 mai 2020 et qui se rapproche le mieux de qui je suis tant dans la forme que dans le fond car il parle de ce dont je rêve.
Ce dont je rêve
Faire le bien en toutes circonstances.
Faire le mieux possible pour faire le bien. Etre en accord avec moi-même sans renoncer ni redouter sans artifice. C’est difficile. J’accepte de ne pas toujours y arriver.
Je ne suis pas en mission. Je ne suis pas une envoyée, ni même un colibri.
A peine suis-je consciente du tout du monde auquel j’appartiens aujourd’hui.
Je suis heureuse de tout le mal que je n’ai pas fait et je suis heureuse de tout le mal que je ne ferai pas.
Je ne me sens pas de taille à créer le nouveau monde. Je ne peux que sentir ma présence simple et sensible à être dans le monde pour faire le bien le mieux possible, maintenant, pas demain, en regardant celui d’hier, sans regret ni amertume, mais avec gratitude pour ce qu’il m’a montré et pour ce que j’ai pu en voir. Je n’ai pas vu tant de choses. Je suis certaine d’avoir plus pas vu ces choses que vu en fait.
C’est difficile de tout voir. Il y a tant de choses à découvrir. Le tout est et n’est pas et est aussi tout ce qu’il y a entre ces deux extrémités qui n’ont de cesse de s’éloigner et se rapprocher.
Je suis et je ne suis pas, prise dans ces deux polarités d’invisible et de matière, de fluctuation d’énergie et de cellules, en mouvement dans ces cycles de mort -vie, je suis le tout dans toute sa complexité.
Je vois et je ne vois pas. C’est difficile car mes yeux sont trop proches de moi.
J’accepte de ne pas tout voir. Je n’aspire pas à un regard absolu, ni à un regard total. J’aspire à un regard qui donne et se remplit, qui accueille et qui jaillit.
Je ne me sens pas de taille à agir dans la volonté de transformer les autres que moi. Je ne suis pas alchimiste des destinées.
A peine suis-je en marche sur mon chemin de vie, corps et cœur grand ouverts.
Ainsi, de là où je suis, je regarde les autres, sur leur chemin à eux. Certains marchent, clopinant parfois, courant vers je ne sais quoi, ou reculant, tandis que d’autres semblent immobiles.
En marchant à côté d’eux, se créent toutes sortes de mouvements, d’échanges et de partages.
De ces élans, éloignements, rapprochements, et demi tours naissent les rêves. J’en suis persuadée.
Rêver m’est si familier. C’est ce que je fais de mieux, même. Je suis fabriqueuse de rêves à la pelle. Je n’en fais rien de particulier. Ils se sèment tout seuls en tombant de mes poches pleines à craquer.
Je rêve en sensations, en images, rarement en mot. Il m’est difficile de mettre des mots sur mes rêves. Cela les réduit, les diminue, les ratatine. Et pourtant, quand je les laisse tranquille, ils savent tous seuls prendre forme à un moment inattendu en fleurissant au bord de ma route.
Quand est- il de ces rêveries pour demain ? A quoi peuvent bien servir mes rêves dans la construction d’un nouveau monde ? Je ne sais pas. J’imagine que quelqu’un a le talent tout particulier de voir ce genre de fleurs et a le don de fabriquer avec, de magnifiques bouquets.
Et si cette personne ne voit ni ne cueille un de mes rêves, ce n’est pas grave, il embellit quand même la route.
Je rêve de danser avec n’importe qui, n’importe quand et n’importe où.
Je rêve d’être moi dans n’importe quelle circonstance.
Je rêve de faire rêver les gens.
Je rêve d’aimer une partie de n’importe qui.
Je rêve d’un regard commun tourné vers la confiance, le respect, la compréhension.
Je rêve de rencontres sensibles et transparentes.
Je rêve de faire confiance en la page blanche de ma vie.




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